Le droit international vu par un jeune extrême-centriste

« Le droit international ne peut pas devenir un totem d’immunité pour ceux qui le bafouent matin, midi et soir. » Petit jeu : de qui donc peut bien parler Gabriel Attal ? Serait-ce de son allié génocidaire israélien, celui qui invoquait son droit à éliminer une « menace existentielle » pour justifier ses attaques sur l’Iran ? Eh non, pensez-vous! C’est à celles et ceux qui dénoncent ces mêmes bombardements que le secrétaire général de Renaissance s’adresse. Bombardements bien sûr menés de concert avec les États-Unis. Et de poursuivre, chevaleresque : « La finalité, ça doit être la démocratie en Iran, le pouvoir aux Iraniennes et aux Iraniens et le désarmement effectif de ce régime sanguinaire. »
En voilà un bel arsenal idéologique. De quoi préparer le terrain à une myriade d’ « actions défensives » de l’armée française dans la région, toute liée qu’elle est par ses accords militaires avec les Émirats arabes Unis, le Qatar et le Koweït. La guerre pour la démocratie donc.
Un vieux tube des années 2000, que même les États-Unis ne font plus semblant de jouer.
Le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth ne s’embarrassait pas de le dire : « Plus de règles stupides de combat, plus de bourbier visant à construire une nation, pas un exercice de construction de démocratie. »
On vous le dit sans détour : la mort d’un chef d’État – et d’un leader religieux – et a fortiori d’un tyran comme l’ayatollah Ali Khamenei – n’émeut guère la troupe d’anarcho-machins et de trotskas-bidules du local de CQFD. On se rappelle trop bien de ses massacres, à commencer par
ceux des soulèvements de son propre peuple en janvier dernier. Comme toujours, c’est aux côtés et en soutien de celui-ci qu’on se place, pour son émancipation. Et pas du côté de ceux qui tolèrent une énième intervention impérialiste américaine au Moyen-Orient, dont les motivations,
comme en Afghanistan, en Irak ou en Syrie, sont toujours économiques.
Ni « défense » ni « guerre propre » : à l’heure où l’on écrit ces lignes, 500 morts sont comptabilisés par les médias iraniens, dont 108 élèves d’une école primaire de filles au sud du pays.
Alors aux gros titres français qui préfèrent parler de « régime décapité », et aux quelques politicard-es qui commencent timidement à s’ « inquiéter » des dommages collatéraux : la guerre entraîne toujours des morts, de la violence et des destructions. Et ce sont toujours les civils qui morflent. Maudite soit la guerre !

Début de l’édito du mensuel CQFD de mars 2026.

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